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1ère semaine nationale de l’incontinence

15/05/2003

M. Deray

Actualités

1ère semaine nationale de l’incontinence

Cette première semaine de l’incontinence a eu lieu du 12 au 17 Mai 2003 et a eu pour thème : 'Un tabou, parlons-en...". Elle a été riche d’enseignement et a donné un aperçu sur le travail à mener. Cette première semaine a été organisée sous forme de tables rondes avec des jeux de questions réponses entre les experts et le grand public.

État des lieux

Cette première semaine de l’incontinence a été l’occasion pour les experts et les médecins de prendre conscience de l’ignorance qu’il existe chez les sujets qui sont touchés ou non par cette pathologie. Même si les médecins tentent au quotidien d’informer les patients, le constat est sans appel. Les personnes touchées par cette pathologie sont fatalistes face à l’incontinence. Elles n’imaginent pas l’existence de traitements efficaces et n’abordent donc pas le sujet avec leur médecin. Les médecins ont interrogé les personnes présentes lors de cette première semaine de l’incontinence en posant des questions sur les origines possibles de l’incontinence et les solutions existantes. Malgré l’importance en nombre de personnes concernées par cette pathologie le sujet demeure méconnu dans ses origines comme pour les traitements et solutions existantes.

Les études et les statistiques françaises nous montrent l’ampleur de ce problème de santé publique qui figure parmi les plus importantes compte tenu du nombre de personnes touchées par cette pathologie. En effet, 56% des femmes auraient des problèmes de fuites urinaires avec une prévalence de 49% avant leurs 40 ans.

Les Médecins

Il a été également dressé un constat sévère à l’encontre des médecins qui dans de nombreux cas n’abordaient pas suffisamment le sujet de l’incontinence urinaire avec les patients. En effet, les médecins généralistes ont très peu été formés à cette pathologie puisque dans le tronc commun de leur formation l’incontinence n’est que très peu abordée. Ainsi, la question de l’incontinence est très peu abordée en cabinet chez les médecins généralistes alors qu’ils sont en première ligne.

Qu’est ce que l’incontinence urinaire ?

Pour cette première semaine de la continence, les experts ont souhaité prendre le temps de bien expliquer ce qu’est l’incontinence urinaire. L'incontinence urinaire se définit par une perte accidentelle ou involontaire d'urine. L’incontinence urinaire touche les hommes comme les femmes. Son origine est souvent multifactorielle et touche un grand nombre de personnes. Nous noterons que les médecins, avant de donner une définition simple et claire de l’incontinence urinaire ont demandé au public présent de donner ou de définir ce qu’était l’incontinence urinaire et quels était les mécanismes mis en œuvre. Les réponses de personnes présentes ont été diverses mais assez loin de la réalité. En effet, le constat était édifiant mais logique concernant l’ignorance du grand public sur cette pathologie. En effet, il demeure un tabou omniprésent sur l’incontinence urinaire qui renvoie à la grand-mère qui malheureusement ne sent pas très bon.

Qui sont les spécialistes de l’incontinence ?

En France, l’incontinence urinaire est une notion qui ne dispose que d’un module de 4 heures dans les universités de médecines, si bien que les médecins généralistes se trouvent souvent dépourvus face à une personne présentant des troubles urinaires. Les spécialistes des troubles urinaires sont les urologues et les gynécologues. L’ensemble des urologues sont chirurgiens et s’occupe de l’ensemble de l’appareil urinaire. Les gynécologues de part leur spécialité sont également des experts de l’incontinence urinaire notamment chez lez femmes qu’elle rencontre une à deux fois par an.

La consultation

Les études mettent en évidence des temps très longs entre les premières pertes d’urine et la consultation. En effet la moyenne est située entre 5 et 7 ans en moyenne entre la première incontinence et la consultation. Le cas de la femme qui a eu des grossesses et qui pendant des années présente des fuites lors d’un éternuement ou lors du port d’une charge lourde est commun. L’utilisation des protèges slip permet d’ailleurs de s’affranchir des désagréments lors de la survenue de la fuite et de retarder d’autant la consultation. Il n’est pas rare d’ailleurs de voir des patientes consulter un médecin pour une tout autre pathologie et dire sur le pas de la porte avant de quitter le cabinet : « Docteur je crois que j’ai quelques toutes petites fuites d’urine mais on en parle la prochaine fois ». Le tabou subsiste et la honte face à cette pathologie demeure même chez le médecin.

Concernant les visites chez les gynécologues, souvent la question est abordée directement par le médecin. Le gynécologue connait sa patiente, son historique, ses grossesses, sa rééducation etc… il sera à même d’évaluer le risque et de poser la question clairement.

La consultation chez les urologues ne se fait pas par hasard. Les patients qui consultent les urologues sont envoyés par des confrères notamment les médecins généralistes ou les gynécologues. L’ensemble des spécialistes présents ainsi que de nombreux médecins généralistes sont tombés unanimes sur le fait qu’il existe un risque fort de rétention du patient au niveau du médecin généraliste.

La prise en charge de l’incontinence

Les femmes en France ont la chance d’avoir 10 séances de rééducation périnéale intégralement remboursées après l’accouchement. C’est le seul pays dans le monde qui a mis en place se programme permettant une prévention en amont.

Certains spécialistes remettent en cause ce système car il n’est pas certain que les résultats soient en proportion de l’effort, notamment en termes de coût.

Par ailleurs, le nombre d’opération lié au périnée augmente de façon importante ce sui démontre que la prévention n’a pas été faites et que la rééducation ne peut à elle seule réparer tous les dégâts.

Le constat est clair ; il existe une absence de prévention à tous les moments fondamentaux.

Conclusion

C’est sur un constat pessimiste mais réaliste que s’est achevée cette première semaine de l’incontinence. Les professionnels de santé présents sont unanimes sur l’importance de ce type d’évènement dans l’approche globale de la pathologie et dans la mise en place des préventions nécessaires. En effet, plus la pathologie sera connue du grand public, plus les solutions existantes seront exposés et connus du grand public et plus la prise en charge sera efficace. En effet, les chiffres sur les délais entre les premières fuites urinaires et la consultation sont inquiétants et donnent le tons des prochaines semaines de l’incontinence.

Source : Urofrance, 1ère semaine nationale de l'incontinence

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