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3ème semaine de l’incontinence du 9 au 13 mai 2005, A chaque incontinence, son traitement

02/05/2005

M. Deray

Actualités

3ème semaine de l’incontinence du 9 au 13 mai 2005, A chaque incontinence, son traitement

L’AFU réitère son rendez vous annuel sur le thème de l’incontinence. Cette année, comme les années précédentes le focus est mis sur le tabou qu’il règne autour de l’incontinence. L’objectif pour l’ensemble des professionnels présents cette semaine a été d’informer un maximum le grand public car plus on connait une pathologie moins elle demeure tabou. Comme chaque année l’accent a été mis également sur la communication auprès du grand public pour lever ce  tabou qui ne demeure pas moins qu’un problème de santé publique, des solutions existent.

Une semaine pour une pathologie fréquente

L’incontinence urinaire touche un large public. Même si la femme de part son anatomie est plus touchée, l’incontinence urinaire touche également les hommes bien plus que l’on ne le croit. En effet, l’incontinence urinaire touche les hommes comme les femmes de tout âge et pour les deux sexes des plus jeunes enfants aux seniors. Les enfants peuvent présenter des problèmes d’énurésie, les hommes des soucis avec leur prostate.

Les femmes sont cependant plus nombreuses puisque les premières causes de l’incontinence urinaire sont la grossesse et l’accouchement.

L’incontinence peut être évitée dans bien de cas

Ne pas se retenir, apprendre à bien se détendre au toilette, ne pas pousser, autant de pratiques qui permettent de ménager son appareil urinaire. Par ailleurs, il existe d’autres facteurs de risque comme l’obésité, le tabac, le diabète qui sont à l’origine du développement de certaines incontinences chez certaines personnes. Certains sports peuvent également être des facteurs de risques dans le développement d’incontinence urinaire notamment quand le sport pratiqué cause des dégâts au niveau du périnée.

Identifier les signes d’alertes de dysfonctionnement de l’appareil urinaire

Lors d’une table ronde, les experts ont travaillé sur la définition de 5 questions qui permettent d’identifier un signe d’alerte.

« Constatez-vous des fuites urinaires lorsque vous faites un effort : toux, éternuement, soulever un poids, courir etc… ? »

Cette question précise permet de mettre en évidence l’incontinence la plus commune à savoir l’incontinence urinaire d’effort. Cette incontinence urinaire trouve son origine dans la faiblesse des muscles du périnée et du sphincter qui joue à eux deux le rôle de verrou pour la vessie. La question insiste cependant sur le fait que l’effort n’est pas nécessairement un effort physique mais cela peut être un éternuement, une toux etc…

« Avez-vous des besoins d’uriner pressants que vous arrivez difficilement à maitriser ? »

« Urinez-vous plus de 8 fois par 24h ? »

« Vous levez-vous la nuit pour uriner 2 fois ou plus ? »

Les trois précédentes questions abordent l’hyperactivité vésicale dont le principal symptôme est « l’urgenterie ». Il s’agit d’un néologisme utilisé par les urologues pour associer le besoin impérieux d’uriner à la soudaineté du besoin.

« En urinant ressentez-vous des brûlures ou des picotements »  

L’hyperactivité vésicale est souvent développée par les femmes suite à des cystites à répétition. Cette question est définie pour repérer d’éventuelle cystite et d’inciter les personnes à les traiter au plus tôt et ne pas les laisser trainer.

Parler à son médecin, première étape vers une solution adaptée à son incontinence

Le dialogue avec son médecin est une étape importante dans la prise en charge de son incontinence. Ce dialogue va permettre de diagnostiquer les « faux troubles », de prendre des mesures de prévention et de soigner.

Les faux troubles

Un des faux troubles les plus répandu est de se considérer comme victime d’incontinence urinaire par impériosité alors que l’on absorbe 2,5 litre de liquide par jour ! En effet, un léger changement des habitudes permettra de se rendre compte que l’on n’est pas victime d’urgenterie. Il est normal de se lever 2 fois dans la nuit quand on a absorbé 2 bols de soupe et une tisane juste avant d’aller se coucher.

Les mesures de préventions.

Par exemple, une personne qui est régulièrement sujette à la constipation et qui a des fuites urinaires devra  dans un premier temps traiter sa constipation qui peut être à l’origine de ces fuites urinaires.

Un grand fumeur qui a des quintes de toux et qui présente des fuites urinaires devra dans un premier temps limiter sa consommation afin d’éviter les bronchites récurrentes qui peuvent être à l’origine du développement d’une incontinence urinaire d’effort.

Et la rééducation où en sommes-nous ?

Les femmes sont les sujets les plus à risque. A partir d’un certain âge, entre 50 ans et 60 ans, il existe un déséquilibre entre la résistance des sphincters, qui est dû à l’atrophie musculaire qui apparait à partir de 50 ans, et l’activité physique des femmes de cette âge qui sont de nos jours très actives voire sportives. Chez la femme et dans cette tranche d’âge la rééducation périnéale ou encore l’électrostimulation peut tout à fait corriger un plancher pelvien affaibli et circonscrire des fuites à l’effort.

Comment soigner l’incontinence d’effort ?

La rééducation en première intention

En première intention la rééducation périnéale est la mieux adaptée pour traiter les incontinences d’effort faibles à modérées. Il est cependant primordial que le patient entretienne le travail réalisé avec le professionnel de santé en faisant les exercices recommandés pour maintenir la tonicité des muscles. Les statistiques nous montrent que 50% des incontinences d’effort sont traitées par la rééducation. Ceci est principalement dû au manque de persévérance des personnes qui ne réalisent pas les exercices.

Les injections intra urétrale on le vent en poupe

Ce type d’injection est très peu invasif car elle consiste à injecter dans la muqueuse de l’urètre des substances qui vont permettre de renforcer le soutien de la paroi urétrale. Ces injections permettent de traiter 70% des incontinences d’effort mineures.  Il ne s’agit pas d’une opération, ces injections se font sans anesthésie en ambulatoire et en une dizaine de minutes.

La pose de bandelette sous urétrale

La pose de bandelette sous urétrale est la solution considérée comme la plus efficace pour traiter les incontinences d’effort. Il s’agit d’une bande de polypropylène qui est placée par voies naturelles (vagin) et qui va jouer le rôle de hamac. C’est bien cette bande qui va permettre de soutenir l’urètre lors des poussées abdominales. Le taux de réussite de cette opération varie entre 80 et 90%.

 

Comment soigner l’incontinence par impériosité ?

Les traitements médicamenteux

L’origine des incontinences urinaires par impériosité est souvent neurologique. Les dernières études confirment l’intérêt des anticholinergiques dans le contrôle neurologique de la vessie. En effet, les derniers médicaments ont moins d’effets secondaires, comme la bouche sèche, qui peut être très désagréable et gênant notamment chez la personne âgée. Par ailleurs, aujourd’hui, la prise d’un médicament permet d’avoir un effet de 2 jours alors que les dernières versions avait un effet de 4 heures sur l’organisme.

La toxine botulique

La toxine botulique fait parler d’elle en ce moment puisqu’une étude nationale vient d’être mise en place pour définir le dosage le plus petit et le plus efficace pour soigner l’incontinence sans faire de rétention. En effet, les personnes paraplégiques ou atteintes de sclérose en plaques ou encore de toute autre maladie neurologique sont souvent traitées avec de la toxine botulique qui va bloquer la vessie. Le blocage de la vessie va engendrer une rétention des urines et obliger les patients à se sonder.

Le pace maker de la vessie qu’est ce que c’est ?

Le pacemaker de la vessie est une solution qui est envisagée uniquement en cas d’échec d’une solution médicamenteuse. Le pacemaker de la vessie est également appelé neuromodulation sacrée. Il s’agit d’un petit stimulateur qui est placé sous cutané et sui stimule par un courant très faible les nerfs reliés à la vessie. Les dernières innovations datant de l’année dernière notamment dans le design de nouvelles électrodes, permettent de majorer de 5 à 15 pourcent les bons résultats.

Quelles sont les solutions pour les personnes âgées ?

Comme nous avons pu le dire lors des différentes tables rondes l’incontinence peut survenir à tout âge. Cependant les personnes âgées sont les premières concernées notamment à cause du vieillissement des tissus musculaires qui se relâchent et au vieillissement de la vessie elle-même.

L’incontinence d’effort chez les personnes âgées

Concernant la rééducation que nous avons abordée précédemment, elle sera proposée uniquement après l’évaluation de l’état psychique du sujet. En effet, la prise de conscience du périnée et de la rééducation en elle-même implique que le sujet ne doit pas être en présence de démence sénile.

Les injections intra urétrales sont parfaitement adaptées aux personnes âgées qui ne peuvent pas faire de la rééducation ou ne veulent pas. Ces injections seront misent en place dans le cadre d’incontinence d’effort mineure.

La pose de bandelette sous urétrale que nous avons décrite précédemment est une solution également adaptée aux personnes âgées en bonne santé. Il n’est pas rare qu’une femme de 80 ans qui est autonome et en bonne santé se voit poser une bandelette pour palier aux fuites à l’effort.

L’incontinence par impériosité chez les personnes âgées

L’inconvénient avec les traitements médicamenteux, pour une personne âgée qui souffre d’incontinence impérieuse, est que la plupart des anticholinergiques peuvent passer la barrière cérébrale et désorienter la personne âgée.

En général, pour une personne âgée, il faudra également penser à adapter l’environnement au besoin du patient (toilettes à proximité de la chambre, réduction des apports hydriques le soir etc…).

Conclusion

Cette semaine de l’incontinence a été riche d’enseignements sur les différents dysfonctionnements de l’appareil urinaire et les traitements disponibles actuellement sur le marché. Les experts ont longuement insisté durant les tables rondes sur la prévention et l’écoute qu’il faut avoir de son propre corps pour identifier les signes de dysfonctionnement et prendre les devants. En effet, plus les troubles urinaires sont pris en charges tôt moins le traitement sera invasif et plus les chances de succès seront importantes. Il est également important de souligner qu’il existe plusieurs traitements adaptés aux situations de chacun.

Source : Urofrance, 3ème semaine nationale de l'incontinence

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