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5ème semaine pour la continence du 2 au 6 avril 2007

09/05/2007

M. Deray

Actualités

5ème semaine pour la continence du 2 au 6 avril 2007

Pour la cinquième année l’association Française d’Urologie consacre une semaine entière dédiée à l’incontinence urinaire.

Cette année et grâce aux précédentes semaines de la continence organisée par l’AFU, l’incontinence ne sera plus présentée comme une pathologie taboue.

L’urologie dans sa globalité est un domaine très complexe mettant en œuvre des mécanismes complexes. Quand tout va bien tout parait simple mais dès l’apparition de troubles urinaires, tout devient vite compliqué car les causes peuvent être multiples et secondaire à d’autres pathologies comme une cystite, un prolapsus, une vessie neurologique, une hypertrophie de la prostate.

Les troubles mictionnels

 

Nous vivons de plus en plus vieux et souhaitons avoir un meilleur confort de vie au quotidien. L’appareil urinaire  subit le temps qui passe et se voit fatalement altérer dans sa fonction même ce qui est source de symptômes mictionnels.

 

Il réside une réelle difficulté dans la compréhension de la physiopathologie des troubles mictionnels compte tenu de la pluralité de sources combinées pouvant conduire au symptôme même de fuites urinaires.

La compréhension récente des mécanismes de miction et de continence a permis de grandes avancées thérapeutiques. Bien qu’il existe aujourd’hui de plus en plus de médicaments, de traitements ou encore de matériel pour traiter les troubles urinaires il faut rester très vigilant concernant la bonne prise en charge du patient.

Les différents troubles mictionnels

Avant d’aborder les différents troubles mictionnels il n’est pas inutile de rappeler qu’une miction normale est une miction indolore, facile, complète et volontaire. Si les personnes vont aux toilettes à un rythme normal c’est qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Par contre, dès que les mictions sont trop rapprochées et qu’elles s’accompagnent de symptômes gênants alors c’est qu’il réside un trouble mictionnel.

Voici les principaux troubles mictionnels rencontrés :

La dysurie : d’un point de vue clinique elle se définie comme une difficulté à uriner. Les principales origines de cette dysurie sont un obstacle anatomique comme une sténose de l’urètre, une hypertrophie de la prostate… Il peut également s’agir d’un défaut de contraction de la vessie.

L’énurésie : d’un point de vue clinique se définie comme une miction nocturne. Cette énurésie peut trouver ses origines dans la génétique (parents ayant été énurétiques), dans une immaturité du système vésicale, dans une sécrétion anormale de l’hormone antidiurétique etc..

L’incontinence urinaire : il s’agit là d’une perte d’urine involontaire par l’urètre en dehors d’une miction volontaire

L’incontinence urinaire d’effort : il s’agit d’une perte d’urine qui intervient lors d’un effort sans qu’il y ait eu une sensation chez la personne de vouloir uriner. Ce type de fuites arrive généralement lors de rires, de toux, à la marche, durant une séance de sport etc…

Incontinence par impériosité : il s’agit d’une incontinence urinaire dont l’origine est une envie irrépressible ou impérieuse d’uriner.

Pollakiurie : Il s’agit de mictions anormalement rapprochées dans le temps. Le nombre normal de mictions par jour est de l’ordre de 7 mictions.

Rétention aiguë d’urine : il s’agit d’une forte envie d’uriner sans pouvoir vidanger complètement sa vessie. Cette rétention peut être douloureuse ou non notamment dans le cadre de pathologie neurologique.

Rétention urinaire chronique : il s’agit d’une vidange incomplète dû notamment à une mauvaise contraction de la vessie ou alors a un obstacle sous vésicale.

Les urologues conseillent fortement à toutes les personnes victimes d’un trouble urinaire de consulter sans attendre. Les anomalies de la miction ne doivent pas être prises à la légère.

Les pathologies associées

Dans la majorité des cas les troubles mictionnels témoignent d’une pathologie du bas de l’appareil urinaire. Ainsi tous les signes d’une miction anormale doivent être pris au sérieux et ne pas prolonger trop longtemps ces symptômes avant d’aller consulter. Ces troubles sont également souvent le signe d’une pathologie que l’on peut diagnostiquer et traiter au plus vite.

La cystite

La cystite est dans la majorité des cas d’origine infectieuse, il s’agit d’une inflammation de la paroi de la vessie. L’épidémiologie nous montre que 20% des femmes connaissent un épisode de cystite dans l’année. D’un point de vue anatomique la femme a 50 fois plus de chance de développer une cystite qu’un homme.

Les symptômes :

Il existe plusieurs symptômes qui peuvent être néanmoins combinés dans le cadre d’une cystite :

  • Mictions rapprochées, pollakiurie,
  • Douleurs sus-pubiennes,
  • Brûlures à la miction,

A ce jour, il existe deux principales méthodes pour identifier la cystite, l’ECBU ou encore l’Examen CytoBactériologique des Urines qui est très précis ou encore le test rapide de la bandelette qui peut être réalisé au cabinet médical.

Le traitement :

Une cystite qui n’est pas prise en charge peut engendrer une infection du rein, la pyélonéphrite. C’est pourquoi, il le traitement par antibiotique doit quasiment être immédiat.

 

L’hypertrophie bénigne de la prostate

La prostate est un organe qui est soumis à l’influence des hormones (la testostérone), il s’agit d’un organe sexuel secondaire dont la taille est stabilisée à l’âge adulte et augmente à partir de 40 ans. L’épidémiologie nous indique que 60% des hommes de 60 ans, 70% des hommes de 70 ans et 80% des hommes de 80 ans ont une prostate d’un volume conséquent.

L’adénome prostatique appelée encore hypertrophie bénigne de la prostate n’est pas une maladie en soit il s’agit simplement de la conséquence du vieillissement chez l’homme. L’adénome engendre cependant certains troubles mictionnels gênants comme les mictions fréquentes ou la rétention d’urine. Les statistiques nous indiquent qu’en France à peu près 10% de la population masculine est sujette à une incontinence urinaire qui serait imputable à l’hypertrophie de la prostate.

 

Le prolapsus

Chez les femmes, le prolapsus ou encore descente d’organe est très fréquent. Ainsi une femme à aux environs  de 11% de risques de développer un prolapsus au cours de sa vie et 29% de risques de connaitre une seconde cure. Même si les jeunes femmes sont moins sujettes au prolapsus elles peuvent en rencontrer avant le pic qui est établi entre 60 et 70 ans.

Les organes concernés par le prolapsus sont les organes du petit bassin à savoir, la vessie, le rectum, l’utérus et le vagin. Chez la femme, le maintien des organes est organisé par trois systèmes dont le soutien musculaire (périnée), suspensif qui est constitué de structures ligamentaires et enfin cohésif qui réalise une trame conjonctive entre les viscères.

Le diagnostic :

En fonction du degré de la descente d’organe une sensation de gêne l’accompagne. Si le prolapsus est extériorisé le diagnostic est réalisé par la personne elle-même qui le sent au touché par exemple. Par contre, quand il s’agit de forme débutante ou intermittente il ne pourra être mis en exergue que lors d’un examen clinique dont beaucoup de médecins n’ont pas la maitrise.

L’interrogatoire réalisé par le médecin est essentiel pour déterminer le degré de gêne et les antécédents de la patiente notamment d’un point de vu chirurgicale du bas de l’appareil urinaire ou d’éventuels accouchements traumatiques.

L’examen est généralement un toucher vaginal et au speculum afin d’identifier les organes concernés. Le médecin peut dans certain cas demander à la patient de réaliser une poussée afin d’accentuer le phénomène et de l’identifier sans équivoque.

Le traitement :

Le traitement qui sera proposé vari en fonction de plusieurs critères, notamment l’âge de la personne et le degré de gêne, le désir de conserver la fonction génitale, le nombre d’organe impliqué etc…

Dans le cas d’une personne ne désirant pas conserver la fonction génitale, il est souvent proposé d’enlever l’utérus. Cet acte chirurgical est réalisé le plus souvent par voie basse.

Les palliatifs :

Le pessaire : il s’agit d’un anneau qui est recouvert de latex, déformable qui s’introduit dans le vagin. Le pessaire est souvent utilisé par les patientes très âgée ou celle qui refusent ou ayant une contre-indication à la chirurgie.

Les tampons et la balle de ping pong : ce type de palliatif est plus indiqué dans le cadre d’incontinence urinaire que dans le cadre d’un prolapsus. Cependant il n’est pas rare dans le cadre d’une rééducation voir l’utilisation de cônes vaginaux de poids croissants permettant de développer chez la patiente la capacité de contraction volontaire. Cette rééducation améliore de façon réflexe la contention vaginale chez la femme.

Les protections externes : il s’agit de couches pour enfants ou pour adultes, de protections anatomiques, souvent utilisées pour pallier à une incontinence urinaire ou anale. Elles peuvent quand elles sont accompagnées d’une culotte de contention prévenir l’extériorisation d’un prolapsus.

La vessie neurologique

L’incontinence urinaire peut être un signe d’une maladie neurologique et c’est pour cette raison que nous insistons sur le fait qu’il ne faut pas attendre pour consulter. La vessie neurologique est souvent un symptôme si bien que des examens complémentaires sont généralement prescrits ou le patient est adressé directement à un neurologue. Les vessies neurologiques peuvent trouver leur origine dans une lésion de la moelle épinière, la sclérose en plaques ou la maladie de parkinson.

Le bilan Urodynamique

L’incontinence urinaire est souvent complexe, l’interrogatoire et l’examen clinique sont souvent insuffisants pour dresser un diagnostic approfondi. Le bilan urodynamique permet de pallier au manque d’information sur le trouble en question. Le bilan urodynamique permet de relever des paramètres physiques tel que la pression, les volumes d’urines, le débit etc.. qui permettent de mieux appréhender la pathologie. Il s’agit d’un examen long invasif et complexe. Il est réalisé en ambulatoire.

 

Conclusion

Durant cette semaine de la continence il a clairement été mis en évidence que les troubles urinaires ne sont pas si simple à appréhender compte tenu de la complexité du système urinaire. Nous avons pu voir que les troubles urinaires sont souvent le signe d’une autre pathologie plus profonde. Comme les années précédentes l’ensemble des médecins présents ont insisté sur l’importance de la consultation dès la survenue des premiers troubles. Plus la prise en charge sera mise en place tôt plus les chances de réussite seront grandes.

 

Source : AFU : 5ème semaine de l'incontinence en 2007

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