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6ème semaine de l’incontinence du 2 au 6 avril 2008

09/04/2008

M. Deray

Actualités

6ème semaine de l’incontinence du 2 au 6 avril 2008

Cette sixième semaine de l’incontinence est placée sous le thème de la définition. En effet, l’approche de l’incontinence et la compréhension de ces mécanismes passe par une connaissance de l’anatomie et des types d’incontinences qui peuvent survenir. Les spécialistes ont décidé cette année de définir l’ensemble des incontinences et pas seulement les incontinences urinaires.

L’incontinence, problème propre au bipèdes

La question de l’incontinence ne se pose pas chez les animaux à quatre pattes car le périnée ne soutient pas les viscères. L’ensemble des viscères repose sur la paroi abdominale à l’horizontale et ne pèse pas de tout son poids sur le périnée ou le plancher pelvien. La vessie est à l’horizontale et même si il y a un problème au niveau sphinctérien qui jour le rôle de bouchon, la vessie ne se vide pas spontanément.

A la verticale, le problème est tout autre. En effet, la vessie est directement au dessus du sphincter (rôle de bouchon) et la gravité joue inexorablement son rôle. Sous la gravité et le poids des viscères, les sphincters sont très sollicités et s’épuisent sous la pression.

Les incontinences anales

Concernant les incontinences anales, il y a différents grades de sévérité.

L’incontinence au gaz est l’incontinence la moins sévère mais elle signale un déficit du sphincter lui-même qui doit être pris au sérieux. Chez les jeunes le problème d’incontinence au gaz est rare sauf chez les jeunes femmes qui se bourrent de fibres ou de crudité qui fermentent beaucoup.

Les personnes âgées ont beaucoup plus de gaz qu’ils éliminent souvent de façon sonore. Ce phénomène est lié à la sangle abdominale qui se détend et plus il y a d’espace et plus les gaz envahissent l’espace.

Chez les femmes qui viennent d’accoucher des gaz peuvent faire leur apparition. Elles sont souvent fort étonnées de ces gaz inhabituels alors qu’elles n’en n’ont jamais souffert. Ils sont dus tout simplement à l’utérus qui se rétracte et à l’excès de place pour les intestins qui se détendent.

L’incontinence aux selles liquides est assez rare mais elle est le marqueur d’un déficit plus sévère. En cas de gastro-entérite lors des vomissements, le périnée et le sphincter se détendent par la remontée du diaphragme ; mécanisme normal dans ce contexte. En effet, il est normalement impossible de serre le périnée lors d’un vomissement, le corps pratique une autorégulation.

L’incontinence aux selles normales est un signe de déficience importante du sphincter. La rééducation devra particulièrement le renforcer en mettant en œuvre une prise en charge adaptée. Dans ce cas, le seul moyen d’être en sécurité est d’avoir un rectum vide c’est pourquoi la constipation doit également être traitée.

Les incontinences anales trouvent souvent leurs origines dans le déficit du sphincter anal qui est dû en particulier à l’accouchement ou à une constipation basse chronique avec poussée. Ainsi un déséquilibre des axes, une modification de la statique du bassin avec perte d’angulation normale ou encore le vieillissement du sphincter peuvent être à l’origine de ces incontinences.

Les incontinences urinaires d’urgence

Après avoir parlé des incontinences anales très peu abordées habituellement, les spécialistes présents lors de cette semaine de l’incontinence ont décidé de balayé de nouveau l’ensemble des incontinences urinaires. Même si les thèmes ont été abordés lors des semaines précédentes, le public et nouveau et la redite sur le sujet n’est pas inutiles compte tenu de l’ignorance autour de cette pathologie.

L’incontinence urinaire par impériosité est le besoin de satisfaire un besoin immédiatement très violent et peu gérable, d’où le terme impérieux. Des situations particulières peuvent être à l’origine de cette situation comme mettre la clé dans la serrure de la porte de chez soi, entendre l’eau couler, s’exposer au froid etc… il s’agit d’élément déclencheur. Par ailleurs, il existe des boissons qui peuvent augmenter les contractions vésicales comme les boissons sucrés ou avec le l’aspartam, certains médicaments et des affections comme le diabète et le stress accroissent la production d’urine.

Dans le cadre d’incontinence par impériosité, le dysfonctionnement est ici plus d’origine vésicale que périnéale. Il ne s’agit pas d’une faiblesse musculaire mais de contraction anarchique de la vessie. En effet, une femme dotée d’un bon périnée est qui est capable de bloquer son périnée peut être victime d’incontinence par impériosité. Les personnes qui souffrent d’hyperactivité vésicale sont souvent nerveuses, sportives, sujettes aux crampes d’estomac et aux diarrhées. Le fonctionnement thyroïdien est parfois en cause notamment durant le troisième âge.

L’objectif dans le cadre d’une prise en charge de ce type d’incontinence est de trouver ce qui excite cette vessie et d’agir sur la cause.

Les incontinences d’effort

Il s’agit d’un type d’incontinence très répandu. Les spécialistes lors de cette semaine de l’incontinence ont interrogé le public, notamment les femmes, sur la survenue de fuites lors d’effort. Un nombre important était sujet à ce type de trouble sans pour autant qu’une prise en charge ait été mise en place.

On estime entre 50 et 70% la part des femmes touchées par cette pathologie sur toutes les périodes de vie confondues. Elle est caractérisée par une perte d’urine involontaire lors d’un effort. Ce sont ces effort qui augmentent la pression abdominale qui s’exerce entre autre sur la vessie, sans qu’il y ait pour autant la perception d’un quelconque besoin et quel que soit le niveau de remplissage de la vessie. L’éternuement constitue un des efforts les plus violents surtout quand il est retenu. En effet, si la pression ne peut s’évacuer vers le haut alors elle va agir vers le bas sur les organes abdominaux, eux-mêmes soutenus par le périnée. Les pressions soudaines vont agir sur le sphincter en le forçant à s’entrouvrir  laissant échapper quelques goutes d’urine sans pour autant que la vessie se contracte.

Le vomissement constitue également l’origine d’une pression forte dans le corps. En effet, lors du vomissement, le muscle traverse de l’abdomen va créer une pression forte qui va peser sur la vessie.

Les spécialistes présents lors de cette semaine de l’incontinence ont décidé de faire une table ronde autours des causes de l’incontinence d’effort. En effet, plus les causes seront connues plus la prévention se fera de façon naturelle notamment dans l’évitement de situation à risque.

Les causes de l’incontinence d’effort

Les incontinences d’efforts sont dues principalement à :

  • Des facteurs personnels comme les facteurs génétiques ou l’hyperlaxité ligamentaire,
  • Des prises de poids et des amaigrissements rapides,
  • Au tabac  et à des insuffisances hormonales (ménopause…)
  • Aux antidépresseurs et à certains médicaments agissant sur les sphincters ;
  • Des hypertensions abdominales qui font descendre l’urètre, modifient les angulations et épuisent le périnée.

Le facteur essentiel sur lequel nous pouvons intervenir est la pression abdominale. Les spécialistes présents ont lourdement insisté sur la prise de conscience de ses pressions abdominales pour prévenir leur apparition.

Les poussées pour la défécation en cas de constipation basse sont également une des origines communes dans l’incontinence d’effort.

  • Les toux chroniques,
  • Des efforts de soulèvement avec le port de charges lourdes,
  • Des sports hyperpressifs et la pratique des mauvais abdominaux

Les incontinences par insuffisance sphinctérienne

Cette incontinence entraîne des incontinences à l’effort, mais aussi des écoulements permanents en filets, sans besoin et sans effort, même en position de repos. On observe des difficultés à retenir un volume important et à assurer le remplissage normal de la vessie. Certains spécialistes ont utilisé l’analogie avec le robinet dont le joint est usé.

Les incontinences mixtes

Les incontinences mixtes, c'est-à-dire les incontinences d’effort et d’urgence sont souvent rencontrés après les accouchements. La gêne lors d’incontinence mixte est évidemment plus grande. La rééducation est d’autant plus délicate car il faut jouer sur des besoins différents au niveau vésical, urétral et de la musculature périnéale. En générale les impériosités vont se réguler au cours des premières semaines qui suivent l’accouchement. Cependant, il n’est pas rare qu’elles réapparaissent plus tard notamment lors de la ménopause. Dans le cas d’une déficience sphinctérienne associée, la situation est très complexe et peu être améliorée parla rééducation.

Conclusion

Cette semaine de l’incontinence a été focalisée sur la description des différentes incontinences que l’on rencontre. Les spécialistes ont pu répondre directement au public présent dont le questionnement a permis d’ouvrir de nombreux débats. La description des différentes incontinences permet aux personnes touchées par cette pathologie de reconnaitre les symptômes et de pouvoir nommer leur incontinence. Les définitions ont été accompagnées de schémas permettant de mieux appréhender les mécanismes mis en œuvre dans chacune des incontinences décrites.

Source : AFU, 6ème semaine nationale de la continence

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