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Des injections de botox contre l’incontinence ?

19/12/2016

M. Deray

Traitements pour l'incontinence

Des injections de botox contre l’incontinence ?

Mondialement connu pour lisser les rides, le botox a trouvé bien d’autres applications médicales, puisqu’il permet également de réguler la transpiration excessive, réduire les migraines ou lutter contre l’incontinence. Utilisée à des doses extrêmement faibles en injections, la toxine botulique s’oppose aux contractions musculaires excessives en cas de vessie hyperactive. Les résultats de ce traitement assez récent sont plus qu’encourageants.

Le botox, une neurotoxine au service de la médecine

Puissant poison, la toxine botulique possède la faculté de bloquer la transmission des stimuli nerveux en direction des muscles. Conséquence ? Les muscles se détendent. Traitement dorénavant maîtrisé, les injections de botox sont sans danger, mais très efficaces contre les contractions musculaires incontrôlées comme celles de la « vessie hyperactive », cette forme particulière d’incontinence.

Réguler l’hyperactivité vésicale grâce au botox

Cette incontinence se caractérise par l’hyperactivité d’un muscle de la vessie, le détrusor. Celui-ci se contracte de manière aléatoire et répétitive, ce qui provoque un besoin impérieux d’aller aux toilettes, même si la vessie n’est pas pleine. La qualité de vie des personnes concernées s’en trouve alors affectée : interruption soudaine de leur travail, perturbations fréquentes du sommeil nocturne, anxiété liée aux fuites urinaires… Et ce problème toucherait 17 % de la population.

Lorsque les traitements médicamenteux ou les thérapies rééducatives sont en échec, le botox s’offre comme une réponse aux symptômes de cette incontinence avec « urgenturie ». Injecté dans le muscle de la vessie, le botox perturbe la réception des signaux nerveux. Le bénéfice est double : le muscle vésical se détend, ce qui lui permet de se contracter moins fréquemment ou moins intensément, et l’envie constante d’uriner diminue.

Petit à petit, la vessie retrouve une capacité plus importante, capacité souvent perdue par les personnes obligées de courir fréquemment aux toilettes. Ce qui permet logiquement de réduire les fuites urinaires en cas de contraction intempestive de la vessie.

Des injections efficaces pendant 6 à 9 mois

Le traitement en lui même nécessite une petite intervention, peu invasive, pratiquée généralement sous anesthésie locale. Le médecin injecte la toxine botulique en quantité infime par l’intermédiaire d’un cystoscope à différents endroits du muscle de la vessie. Le produit semble bien toléré et entraîne rarement des effets secondaires. Le risque de paralyser d’autres parties du corps reste très faible et seuls 6 % des patients éprouvent provisoirement des difficultés à uriner.

L’effet des injections dure quant à lui de 6 à 9 mois : il faut donc envisager d’être traité 1 à 2 fois par an, petit inconfort que les patients semblent préférer aux difficultés quotidiennes.

Quant aux résultats, ils sont réellement intéressants : plus d’un tiers des patients traités par botox ont récupéré leur continence, et une grande majorité note des améliorations conséquentes. Une véritable révolution pour une pathologie pour laquelle peu de traitements efficaces existent.

Vessie hyperactive et toxine botulique : traitement autorisé

Ce n’est qu’en 2014 que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a autorisé le recours à la toxine botulique de type A dans le cadre du traitement de l’hyperactivité vésicale.

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