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Les indications thérapeutiques de l'incontinence neurogène

Cette section a pour but de vous donner une idée de ce qui peut être indiqué comme traitement en cas d'incontinence neurogène. En aucun cas, cette section n’a pour vocation de se substituer à l’avis de votre médecin. Consultez votre médecin spécialiste pour avoir un diagnostic et la bonne prescription.

Il est utile de rappeler que les mecanismes de l’incontinence urinaire dans les vessies neurogènes sont complexes.
Souvent l’incontinence neurogène est secondaire à :

  • Une contraction anormale de la vessie
  • Un relachement anormal du sphincter urétral

De plus, ces anomalies peuvent s’associer à des défauts de vidanges de la vessie, avec résidus post mictionnel et risque d’infections urinaires

Le rôle de l’urologue dans les « vessies neurologiques » sera de faire le bilan de tout l’appareil urinaire afin d’établir les facteurs de risques de dégradation, notamment rénal.
L’évaluation rénale reposera sur la réalisation d’une échographie rénale et d’une prise de sang (ionogramme sanguin).
L’évaluation vésicale consistera à réaliser un bilan urodynamique, une fibroscopie de l’urètre et de la vessie, une cystrographie rétrograde à la recherche d’un reflux d’urine de la vessie vers les reins.
Ce premier bilan fait, l’urologue aura pour but de :

  • préserver la fonction rénale en tentant de maintenir des pressions vésicales basses lors du remplissage, en évitant le reflux vésico-rénal et en limitant le nombre d’infections urinaires
  • assurer la continence

La prise en charge des « vessie neurologique » associera conjointement un traitement vésical et sphinctérien strié.

Traitement de la vessie hyperactive

La prise en charge de l’hyperactivité de vessie du « patient neurologique » sera au début identique à celle du patient « non neurologique » et reposera sur un traitement médicamenteux anticholinergique associé ou non à une rééducation pelvi-périnéale de type bio-feedback. Ces techniques de réeducation permettent d'améliorer la motricité et la sensibilité de la région périnéale.

En cas d’échec de ces traitements, l’urologue pourra avoir recours à des traitements propres au sujet neurologique, qui sont :

Si les traitements médicamenteux et locaux s’avèrent inefficaces la seule alternative sera l’agrandissement de vessie à l’aide d’intestin grêle (entérocystoplastie). Dans les suites opératoires, le recours à des auto-sondages sera  habituel compte tenu du volume vésical et du résidu post mictionnel.

Traitement de la vessie acontractile

Il reposera essentiellement sur les auto-sondages. Ce traitement consistera à apprendre au patient à drainer lui même sa vessie par une sonde vésicale de petit calibre. Ces autosondages seront réalisés en moyenne 3 à 5 fois par jour.
En cas de refus du patient, le seul recours sera le sondage vésical à demeure.

La technique de percussion (technique de rééducation périnéale) est souvent utilisée pour declencher une miction en cas de vessie atone. De même, les alphabloquants sont parfois utilisé en cas de défaut de vidange de la vessie en diminuant le tonus de sphincter urétral.

Traitement des troubles sphinctériens

L’hypertonie sphinctérienne  ou élévation anormale du tonus sphinctérien devra absolument être corrigée sous peine d’une dégradation de la fonction des reins. Celle-ci  pourra, au début, être traitée médicalement par des médicaments alpha bloquant (cf adénome de prostate). Si ces traitements s’avèrent inefficaces, nous pourrons avoir recours à l’injection de toxine botulique dans le sphincter strié ou à la sphinctérotomie endoscopique. Cette dernière aura pour but de fendre le sphincter strié par les voies naturelles de manière à le rendre incompétent.

L’hypotonie sphinctérienne, se traduira par des fuites urinaires à l’effort. Le traitement sera alors chirurgical, par la mise en place d’une bandelette sous urétrale ou de ballon  ACT ou de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel.

 
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Article rédigé par le docteur M. Dahan, urologue à Paris.
 


  Cet article ne remplace pas le diagnostic de votre médecin. Si vous souffrez d'incontinence, consultez votre médecin traitant ou un médecin spécialiste urologue ou gynécologue  

Date de dernière mise à jour : Février 2012

  Incontinence neurogène : les traitements  

 




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