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Incontinence fécale et encoprésie : quelles sont leurs particularités ?

30/05/2016

M. Deray

Incontinence anale

Incontinence fécale et encoprésie : quelles sont leurs particularités ?

L’incontinence fécale et l’encoprésie sont deux troubles associant une perte de contrôle des intestins se traduisant par l’impossibilité de contenir ses selles. La spécificité de la première pathologie réside dans le fait d’être associée à une lésion physiologique du sphincter anal d’un patient, alors que la seconde possède la particularité d’être la résultante d’une constipation volontaire chez un enfant.

L’incontinence fécale et l’encoprésie sont deux maladies distinctes

Ces deux troubles des fonctions d’émonction ont des particularités communes, à savoir l’expulsion involontaire et répétée de selles. Pourtant, leurs spécificités sont bien différentes : l’incontinence fécale est une pathologie du sphincter anal qui se traduit par l’incapacité à retenir les selles, alors que l’encoprésie est une forme d’incontinence sans présence de lésion organique.

Comment se définit une incontinence fécale ?

L’incontinence fécale correspond à la perte de contrôle du sphincter anal qui se traduit par l’émission involontaire de selles. Elle concerne plus de 11 % des adultes et apparaît souvent avec l’âge.

Les femmes sont les plus touchées (13 % contre 9 % pour les hommes), les accouchements et la ménopause étant des facteurs favorisants.

L’incontinence fécale peut aussi survenir à la suite de :

Troubles importants et récidivants du transit (en cas de fortes diarrhées liées à une maladie chronique par exemple).
Traumatismes indirects des nerfs du petit bassin et du périnée : efforts de poussée importants chez des personnes constipées, accouchements difficiles.
Traumatismes du sphincter anal : chirurgie des hémorroïdes, fistules ou fissures anales.
L’apparition de prolapsus du rectum, cancer, tumeur.
Pathologies neurologiques : accidents vasculaires cérébraux, diabète, sclérose en plaques.
Malformations congénitales.


Un examen clinique détermine s’il s’agit d’incontinence active (à la suite d’envies impérieuses difficiles à contrôler) ou d’incontinence passive (dont on se rend compte après coup, dans le cas de suintements dus à des fissures par exemple).

L’échographie endo-anale oriente le plus souvent le diagnostic final.

 

Généralement, il est nécessaire de rééduquer les sphincters de l’anus par des exercices périnéaux (biofeedback).

D’autres cas nécessitent de procéder à une réparation du sphincter en cas de rupture ou d’anomalie, voire d’implanter un sphincter anal artificiel.

Qu’est-ce que l’encoprésie ?

Ce trouble concerne les enfants de plus de 4 ans, souvent de sexe masculin. La fréquence est d’environ 3 % à l’âge de 4 ans et d’environ 2 % après 8 ans.

Le terme encoprésie désigne une émission fécale répétée dans des endroits non appropriés (dans les vêtements ou sur le sol), involontairement ou délibérément.

 

Il existe trois types d’encoprésie :

 

L’encoprésie avec rétention (touche entre 80 et 95 % des enfants) :

Initialement, les enfants évitent volontairement la défécation, entrainant une constipation chronique et l’accumulation de matière fécale dans le côlon (fécalome). Avec le temps, le côlon s’élargit (mégacôlon) et devient incapable de retenir les selles. Le mécanisme neurologique d’évacuation est émoussé et les exonérations ne se font plus que par regorgement.

 

L’encoprésie sans rétention peut être associée à une diarrhée chronique, à une acquisition de la propreté difficile ou à des événements de vie stressants.

 

L’encoprésie manipulatrice correspond au « non » oppositionnel et se traduit par un refus d’aller à la selle. Elle peut être le résultat d’une tendance dépressive ou agressive (naissance d’un cadet, difficultés scolaires…)

 

Dans un premier temps, les médicaments permettant d’éliminer toute rétention fécale (huiles minérales, laxatifs ou lavements).

Puis l’enfant devra quotidiennement réapprendre les différents stades d’exonération des selles, afin de rétablir le processus physiologique de la défécation.

Parallèlement, un soutien psychothérapeutique des parents et de l’enfant devra être mis en place.

Des solutions existent pour améliorer ces troubles

Près de 1 million de Français souffrent de ce type d’incontinence, dont 350 000 de façon sévère. En brisant le tabou, les patients peuvent envisager des solutions et retrouver une bonne qualité de vie. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter l’association d’aide aux personnes incontinentes (AAPI).

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