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Nouvelle étude sur le lien entre sport et incontinence

15/05/2007

M. Deray

Actualités

Nouvelle étude sur le lien entre sport et incontinence

Le sport est une pratique répandue chez les femmes : 71% d’entre elles déclarent faire du sport, dont 39% de temps en temps, 25% régulièrement et 7% régulièrement et d’une manière intensive.

Lorsque l’on interroge les femmes sur leur connaissance du lien entre pratique sportive et incontinence urinaire, l’ensemble de l’échantillon se scinde en deux parties quasi-équivalentes...

Ce sont les femmes jeunes qui font le plus de sport (75% des moins de 35 ans), et on remarque que la pratique du sport décroît avec le nombre d’enfants (72% chez les femmes sans enfants contre seulement 59% chez les femmes ayant 3 enfants et plus). 
Le sport est également davantage privilégié par les catégories socioprofessionnelles les plus élevées (88% des professions libérales et des cadres déclarant faire du sport contre seulement 57% des ouvriers). 
D’un point de vue géographique, c’est dans les régions composant les bassins parisiens Est et Ouest (Champagne, Picardie, Bourgogne, Centre, Haute-Normandie et Basse-Normandie) que la pratique sportive s’avère la plus répandue (75% pour le bassin parisien Est et 79% pour le bassin parisien Ouest). 
Pratique sportive la plus répandue (31%), la marche est particulièrement privilégiée par les femmes de plus de 35 ans (37% contre 18% chez les plus jeunes) ; mais cette activité sportive demeure essentiellement pratiquée de manière ponctuelle, 39% des « marcheuses » déclarant s’y adonner « de temps en temps ». Viennent ensuite le vélo (12%) et la natation (10%), les autres sports étant mentionnés par les femmes interrogées de manière marginale. Notons tout de même que 21% des 25-34 ans déclarent faire du fitness et 17% de 18-24 ans du jogging ou de la course à pieds. 
Lorsque l’on interroge les femmes sur leur connaissance du lien entre pratique sportive et incontinence urinaire, l’ensemble de l’échantillon se scinde en deux parties quasi-équivalentes : 49% des femmes déclarent connaître ce lien et 51% l’ignorent. Ce phénomène ne semble ainsi pas totalement méconnu des femmes
Sur cette question, le clivage générationnel est très fort. Ainsi, seulement 27% des femmes de moins de 35 ans connaissent l’existence de ce lien (22% chez les moins de 24 ans), alors que le taux monte à 58% chez les femmes de plus de 35 ans (jusqu’à 64% chez les 65 ans et plus). 
Le clivage socioprofessionnel est également perceptible, les catégories professionnelles les moins élevées n’ayant majoritairement pas connaissance de ce lien. Ainsi, seules 41% des employées et 34% des ouvrières déclarent connaître le lien entre sport et incontinence urinaire. 
Parmi les personnes qui ont connaissance du lien entre pratique sportive et incontinence, 81% considèrent qu’il y a un risque d’incontinence plus élevé dans la pratique de certains sports.

L’expérience de fuites urinaires pendant le sport : un phénomène non marginal et très souvent mal vécu par les femmes

Si l’on interroge les femmes déclarant pratiquer un sport, une part non négligeable (39%) d’entre elles affirme avoir vécu au moins une expérience de fuite urinaire en lien avec une activité sportive. La corrélation entre l’âge et ce type d’expérience est significative : en effet, quand seulement 21% des femmes âgées de 18 à 24 ans répondent positivement à cette question, elles sont 50% parmi les femmes de 65 ans et plus. 
En outre, près de la moitié des femmes pratiquant un sport de manière intensive affirment avoir connu ce type d’expérience (49%). 
Le nombre d’enfants semble également jouer ici un rôle majeur : les femmes ayant plus de trois enfants sont plus sujettes aux fuites urinaires (60%) que les femmes n’ayant qu’un ou pas d’enfant du tout (35%) lorsqu’elles pratiquent une activité physique. 
Les fuites urinaires pendant les séances de sport sont perçues comme très gênantes pour les femmes elles-mêmes (91%), et vis-à-vis des autres (90%). C’est ainsi la quasi-totalité de la population féminine qui confesse une gêne vis-à-vis de ce phénomène. Ce sentiment semble plus présent encore chez les femmes âgées de 35 ans et plus, bien que la différence entre les âges soit relativement moins marquée que les autres thématiques (88% des moins de 35 ans et 92% des 35 ans et plus considèrent cette situation comme gênante pour elles-mêmes). 
Lorsque l’on s’intéresse au détail des réponses, 68% des femmes âgées de 25 à 34 ans sont tout à fait d’accord avec l’idée que cette situation est gênante pour elles-mêmes contre seulement 51% pour les femmes âgées de 65 ans et plus. 
Une très large majorité (80%) des femmes interrogées considèrent qu’il s’agit d’un sujet dont il est difficile de parler à son entourageet une sur trois (34%) pense même qu’il s’agit d’un sujet dont il est difficile de parler à son médecin. Au-delà de la gêne personnelle que ressentent les femmes victimes de ces fuites urinaires pendant le sport, le phénomène semble encore faire partie des tabous difficiles à lever. 
Ce sont les jeunes femmes qui ont le plus de réticences à en parler à leur médecin (40% chez les moins de 35 ans, et 45% chez les moins de 25 ans), alors que les femmes plus âgées émettent moins de réserves (31% pour les femmes de 35 ans et plus, et 23% pour les plus de 65 ans). Notons ici que les femmes pratiquant un sport de manière intensive sont 48% à considérer qu’il est difficile d’en parler à son médecin (taux nettement supérieur à celui mesuré auprès de l’ensemble de l’échantillon). 
Ces chiffres sont sensiblement les mêmes si l’on s’intéresse uniquement aux femmes ayant connu l’expérience de fuites urinaires lors de séances de sport, ce qui montre que le fait de vivre des fuites urinaires lors de séances de sport, même fréquemment, n’enlève rien à la gêne que l’on imagine lorsqu’on n’est pas touché.

L’âge demeure la variable déterminante sur la connaissance du périnée ; les exercices de rééducation périnéale apparaissent surtout liés à la grossesse

 

Lorsque l’on interroge les femmes sur leur connaissance du périnée, elles sont 83% à déclarer savoir ce dont il s’agit. Ce taux monte à 87% parmi les femmes de plus de 35 ans alors qu’il se situe à 74% en deçà de cet âge. 
Quant aux exercices de rééducation périnéale permettant l’amélioration de l’élasticité et la résistance du périnée, 81% des femmes interrogées connaissent leur existence. La notoriété de ces exercices s’avère plus forte encore chez les femmes d’âge mûr (87% chez les plus de 65 ans), mais aussi parmi les femmes pratiquant un sport à risque élevé (89%), et surtout, celles ayant donné naissance à plusieurs enfants (92% pour les femmes ayant deux enfants). 
Parmi les femmes ayant connaissance de ce type d’exercices, une proportion minoritaire, mais non négligeable (45%), déclare y avoir eu recours. Les femmes qui pratiquent un sport de manière intensive (59%) ont sensiblement davantage pratiqué ces exercices de rééducation. 
Les catégories ouvrières apparaissent les moins informés au sujet de l’existence de ce muscle (77%) et par conséquent des exercices de rééducation (72%). 
Sur le recours aux exercices de rééducation périnéale, de grandes disparités existent entre les régions. Ainsi, seules 27% de femmes interrogées habitant dans la région Nord y ont recours, taux deux fois inférieur avec celui constaté dans les régions Ouest du Bassin Parisien (Haute-Normandie et Basse-Normandie, Centre), et en Méditerranée (Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-D’azur). 
Mais le principal clivage est lié à la maternité des femmes interrogées : on remarque ainsi que les femmes ayant au moins un enfant ont fréquemment eu recours aux exercices de rééducation périnéale (64% pour les femmes ayant un enfant, 73% pour celles ayant deux enfants, et 79% pour les femmes ayant trois enfants et plus), alors que ce taux est particulièrement faible chez les femmes n’ayant pas eu d’enfant (28%). La grossesse apparaît dès lors comme la première des raisons poussant à se livrer à des exercices de rééducation périnéale. 
D’une manière générale, interrogées sur leur expérience en dehors des séances de sport, 44% des femmes déclarent connaître de petites fuites urinaires, ce taux s’avérant sans surprise plus faible chez les plus jeunes (30% chez les femmes de moins de 35 ans contre 49% chez les femmes à l’âge plus avancé). Les femmes ayant déjà eu des enfants sont davantage touchées que la moyenne (40% chez les femmes sans enfant à 55% pour les femmes ayant 3 enfants et plus).

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