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Incontinence urinaire et accouchement, une étude dérangeante

04/07/2016

M. Deray

Incontinence urinaire

Incontinence urinaire et accouchement, une étude dérangeante

Grossesse et accouchement ne sont pas sans conséquence sur l’organisme d’une femme, et surtout pas sur la tonicité du périnée. Souvent peu évoquées lors des consultations, les fuites urinaires représentent pourtant l’un des désagréments les moins bien vécus du post-partum. Voilà qu’une nouvelle étude finlandaise conclut que l’accouchement par césarienne minimiserait les risques d’incontinence.

Césarienne et fuites urinaires : minorer les risques 

Une équipe finlandaise de l’université de Helsinski a publié dans la revue scientifique The European Urology Journal les résultats d’une étude qu’ils ont réalisée sur l’incontinence urinaire post-partum. Leurs conclusions montrent que la césarienne induit moins de risques de fuites urinaires qu’un accouchement par voie basse.

L’incontinence urinaire post-partum, toujours taboue ?

Souvent éludée lors des consultations prénatales, l’incontinence est un des désagréments post-partum vécus le plus difficilement par les femmes. Conséquences de la distension importante des ligaments et du plancher pelvien occasionnés par la grossesse et l’accouchement par voie basse, ces fuites d’urine doivent être prises en charge le plus rapidement possible pour ne pas s’installer ou réapparaître tel un boomerang 20 ans plus tard. 
L’incontinence post-partum revêt 3 formes principales : l’incontinence d’effort, l’incontinence par impériosité et l’incontinence mixte, qui allie les deux premières formes. La première survient lors d’un effort, notamment lors de toux, d’éternuements ou d’un effort physique intense. La deuxième relève de ces fuites impossibles à contenir lors d’un besoin pressant d’uriner. Si ces petits soucis concernent 15 à 40 % des femmes, un tiers des femmes guérissent spontanément dans les 12 à 18 mois. Pour les autres, une rééducation périnéale notamment apporte des résultats réellement satisfaisants. Encore faut-il oser en parler : trop peu de femmes consultent spontanément.

Accouchement naturel vs césarienne : les chiffres parlent

L’étude menée par les chercheurs finlandais, publiée début 2016, est le fruit d’une analyse de plus de 15 études antérieures. Toutes abordent les répercussions du mode d’accouchement sur l’incontinence urinaire, englobant incontinence d’effort et incontinence par impériosité. Ainsi, cette enquête s’attacherait à 45 659 femmes. Conclusions ? Les femmes qui mettent leur enfant au monde par voie naturelle ont deux fois plus de risques de souffrir d’incontinence urinaire que celles qui bénéficient d’une césarienne. Le risque absolu s’établit à 8 % de plus pour l’incontinence d’effort, et 3 % de plus pour l’incontinence d’impériosité. Cette complication est notamment plus importante chez les femmes plus jeunes, mais diminue au fil du temps. 

Césarienne, entre risques postopératoires et fuites urinaires

L’étude finlandaise, malgré ses conclusions, met en garde contre des décisions hâtives : le choix du type d’accouchement ne doit pas se fonder uniquement sur ses « conséquences urinaires ». L’accouchement par césarienne doit avant tout être motivé par des raisons médicales. À discuter avec son obstétricien.

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