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Incontinence urinaire : le tabou des femmes de plus de 50 ans

03/05/2021

A. Coutel

Traitements pour l'incontinence

Incontinence urinaire : le tabou des femmes de plus de 50 ans

L’incontinence urinaire concerne une large part de la population française, en particulier parmi les femmes à partir de 50 ans. Par pudeur, le sujet des fuites urinaires féminines est cependant rarement abordé. Les patientes le voient comme un syndrome normal lié à l’âge, et les praticiens n’encouragent pas à briser le tabou. Alors comment oser aborder le sujet ?

40 % des femmes de plus de 50 ans souffrent d’incontinence urinaire

3 millions de femmes en France sont touchées par l’incontinence urinaire, en particulier au-dessus de 50 ans où la proportion atteint 40 %. Mais trop peu de patientes évoquent leur problème de fuites urinaires avec leur médecin, par pudeur féminine ou fatalisme lié à l’âge. 
Pourtant, oser l’aborder, c’est la première étape vers un diagnostic et un traitement. Et peut-être le premier pas vers une vie plus sereine ?

L’incontinence urinaire n’est pas une fatalité liée à l’âge

En France, les pertes involontaires d’urine concernent 40 % des femmes de plus de 50 ans. Une étude de 2018 de l’Université du Michigan révèle que 43 % des Américaines entre 50 et 60 ans souffrent de fuites urinaires. Ce chiffre monte à 51 % à partir de 65 ans. 
Quel qu’en soit le type, l’incontinence affecte non seulement le confort de vie, mais peut également finir par se ressentir au niveau de l’estime de soi. 

Malgré ces désagréments, 51 % des femmes interrogées lors de l’étude américaine disent ne pas oser en parler à leur médecin. Le constat est malheureusement le même en France. Les patientes trouvent le sujet trop embarrassant et considèrent les fuites urinaires comme une fatalité liée au vieillissement. Donc elles « font avec » et supportent silencieusement.
C’est vrai : le sexe et l’âge constituent effectivement des facteurs aggravants. Mais ça n’implique pas forcément de « faire avec ». 

Pourquoi ne pas envisager simplement les fuites urinaires comme ce qu’elles sont : les symptômes d’une maladie ? C’est en tout cas de cette manière que le praticien les entendra. Votre médecin traitant, un autre généraliste, un spécialiste : choisissez l’interlocuteur qui vous met le plus en confiance. 

La consultation est sans doute le premier pas vers un confort de vie retrouvé : rire avec des amis, pratiquer une activité physique, porter une charge en ayant l’esprit libre. 

Diagnostic, suivi et traitement des fuites urinaires : ce qu’il y a à gagner si on ose en parler

Et une fois le problème évoqué, que va-t-il se passer ?

Comme pour toute autre pathologie, le praticien commencera par poser le diagnostic pour déterminer l’origine du trouble et le type d’incontinence. Puis il déterminera le ou les traitements les mieux adaptés à chaque situation. 

Les médecins privilégient au maximum les solutions non chirurgicales comme la rééducation périnéo-sphinctérienne qui vise à renforcer les muscles du plancher pelvien. 
Dans le cas de fuites urinaires liées à l’hyperactivité de la vessie ou d’incontinence mixte, des traitements médicamenteux antispasmodiques sont prescrits pour réguler le tonus de la vessie. 

Quant à la chirurgie, un urologue ou un gynécologue-obstétricien est systématiquement consulté pour faire le meilleur choix.
Plusieurs types d’interventions sont possibles. Parmi les plus pratiquées, on peut citer la pose de bandelettes sous-urétrales, la mise en place de ballons qui compriment l’urètre et les injections d’agents comblants. Certaines d’entre elles sont des interventions très courtes qui se pratiquent en ambulatoire sous anesthésie locale.

Votre médecin pourra également vous conseiller pour gérer au mieux les désagréments liés aux fuites urinaires en attendant la mise en place du traitement (protections adaptées, alimentation, type d’activité physique…).

Traitement, suivi, équipement adéquat, il y a forcément une solution pour oublier l’incontinence au quotidien et pouvoir être soi-même. 

La rééducation périnéale dans le traitement de l’incontinence urinaire 

Il est possible de renforcer son périnée à tous les âges, jusqu’à limiter et même supprimer les fuites urinaires.
Très souvent prescrite en cas d’incontinence à l’effort, la rééducation périnéale (ou périnéo-sphinctérienne) est réalisée par un kinésithérapeute ou une sage-femme. 
Les thérapeutes pratiquent plusieurs techniques : manuelle, par électrostimulation ou basée sur des exercices qui développent la prise de conscience musculaire (biofeedback). 
Les médecins prescrivent généralement 10 à 15 séances, qui sont prises en charge par l’assurance maladie. La rééducation peut être accompagnée d’un soin comportemental autour des habitudes de consommation et de la reprogrammation des mictions.

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