Les fuites urinaires ne s'arrêtent pas à la porte de la chambre à coucher. Pourtant, elles ne devraient jamais empêcher de vivre une sexualité épanouie. Avec quelques ajustements simples, un peu de confiance et beaucoup moins de tabous, il est tout à fait possible de préserver son intimité et son plaisir en toute sérénité.
Les beaux jours arrivent. Et avec eux, une réalité très simple : le désir ne disparaît pas avec l’âge. Il change, il s’adapte… mais il est toujours là.
Et pourtant, un sujet vient souvent casser l’ambiance : les fuites urinaires.
Un petit “détail” physique qui suffit parfois à bloquer un moment d’intimité, alors que tout le reste fonctionne très bien.
On va être clair : ce n’est ni rare, ni honteux, et surtout pas une raison pour s’arrêter de vivre sa sexualité.
Le vrai problème, ce n’est pas le corps. C’est la peur.
Ce qui freine le plus, ce n’est pas la fuite elle-même. C’est l’anticipation.
La peur que “ça arrive”, le stress, la gêne, le fait de se retenir… et au final, de moins en profiter.
Or, l’intimité repose exactement sur l’inverse : lâcher prise.
Timing : le détail qui change tout
Sans entrer dans des schémas compliqués, il y a des réflexes simples :
- éviter une vessie trop pleine avant un moment intime
- prendre le temps d’aller aux toilettes juste avant
- choisir un moment où le corps est détendu, pas pressé, pas crispé
Ça peut paraître basique. En réalité, c’est souvent ce qui fait toute la différence.
Positions : le confort avant tout
On ne va pas se mentir : certaines positions augmentent la pression sur le périnée. Et quand on a déjà une fragilité de ce côté-là, ça peut jouer.
Mais l’idée n’est pas de se restreindre. L’idée, c’est d’adapter.
Privilégier des positions où le corps est soutenu, où l’on est détendu(e), où il n’y a pas de tension abdominale excessive.
En clair : moins de contrainte, plus de sensation.
Et surtout, sortir d’une idée reçue tenace : il n’y a pas une “bonne” manière de faire. Il y a celle qui vous convient, à vous, maintenant.
Astuces concrètes (et très efficaces)
On parle franchement :
- travailler le périnée régulièrement (oui, ça marche aussi après 60 ans)
- utiliser une protection discrète si ça rassure : ce n’est pas un tabou, c’est du confort
- en parler avec son partenaire : la gêne est presque toujours plus forte dans la tête que dans la réalité
- dédramatiser les “petits incidents” : ils ne cassent rien, ils font juste partie du corps vivant
Les beaux jours : le vrai déclencheur
Le retour du soleil, c’est aussi le retour d’une envie de peau, de contact, de proximité.
Et ce serait dommage de laisser une contrainte technique prendre le dessus sur ça.
Le corps change, oui.
Mais le désir, lui, n’a pas d’âge de départ… ni de date de fin.
Alors autant apprendre à composer avec lui, sans honte, sans blocage, et avec un peu de légèreté.
Quelques mots sur l'auteur :
Pr. Haab
Cet article a été rédigé en collaboration avec le comité scientifique de Sphère Santé, composé de médecins spécialisés en urologie et en chirurgie.
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Date de publication : 23/06/2026
Date de dernière mise à jour : 29/05/2026
Cet article ne remplace pas le diagnostic de votre médecin. Si vous souffrez d'incontinence, consultez votre médecin traitant ou un médecin spécialiste urologue ou gynécologue



