Les conseils pour lutter contre les fuites urinaires

La modification des comportements représente une option thérapeutique pour les personnes souffrant d’incontinence urinaire. Modifier les comportements d’un patient, son environnement, son mode de vie peut atténuer ou réduire les symptômes d’incontinence,. Cette modification du comportement repose sur l’apprentissage de nouvelles facultés et stratégies destinées à éviter les fuites urinaires et autres symptômes. Ces interventions incluent des modifications du style de vie (par ex., arrêt de la consommation de tabac, perte de poids, élimination des irritants alimentaires de la vessie, absorption suffisante de liquide, régulation intestinale, modération de l’activité physique, exercices physiques), programmes mictionnels (par ex., changement des habitudes, miction volontaire), rééducation vésicale.
Dans certains pays, le renforcement des muscles pelviens (à l’aide de méthodes telles que la technique du biofeedback, les cônes vaginaux et l’électrostimulation des muscles pelviens) font partie intégrante de cette approche.

Modification de certains facteurs de style de vie

Tabagisme

Une augmentation de la pression intra-abdominale survient dans le cas de pathologies pulmonaires, telles que l’asthme, l’emphysème et la toux chronique, souvent présentes chez les fumeurs. Le tabagisme en particulier accroît le risque d’apparition de toutes les formes d’incontinence urinaire, en particulier l’incontinence urinaire à l’effort. Une toux prolongée violente et fréquente peut augmenter la pression de poussée sur le plancher pelvien.

Obésité et perte de poids

L’obésité (OB) est un facteur de risque indépendant du développement de l’incontinence urinaire (incontinence urinaire) chez les femmes. Un poids corporel excessif, mesuré spécifiquement par le diamètre sagittal abdominal, affecte la pression vésicale. L’incontinence urinaire à l’effort accompagnée d’OB peut être secondaire à des augmentations de la pression intra-abdominale (PIA) sur la vessie et à une plus grande mobilité urétrale.
L’augmentation de la PIA explique également le taux plus élevé de prolapsus génito-urinaires chez les obèses. Actuellement, peu d’informations permettent de savoir si la perte de poids peut résoudre l’incontinence chez les femmes modérément obèses. Étant donné la forte prévalence de l’incontinence et de l’obésité chez les femmes, une perte de poids doit être recommandée comme composante d’une prise en charge conservatrice et d’une modification du comportement pour les femmes obèses souffrant d’incontinence urinaire. Ceci peut être un objectif raisonnable et réalisable pour de nombreuses femmes.

Habitudes alimentaires et gestion des apports liquidiens

Il est possible de diminuer les fuites urinaires, l’impériosité et la fréquence mictionnelle en modifiant certaines habitudes alimentaires, notamment la gestion des apports liquidiens, la restriction de la consommation d’irritants de la vessie. Les patientes présentant des symptômes d’incontinence urinaire et d’hyperactivité vésicale peuvent s’inscrire dans un comportement de consommation de liquide excessive ou restrictive. Il est important d’apprendre à chaque patient qu’une absorption adéquate de liquide est nécessaire pour éliminer les irritants de la vessie et éviter ainsi une incontinence urinaire.
Si ces personnes sont atteintes d’incontinence urinaire, elles doivent diminuer leur absorption liquidienne. L’heure de la consommation des boissons peut être importante chez les personnes atteintes de nycturie (se lever plus de deux fois la nuit). Pour diminuer la nycturie due à la consommation de boissons principalement dans la soirée ou pendant le dîner, la personne doit réduire le volume absorbé après 18h00 et consommer ces boissons le matin ou pendant l’après-midi.

Influence des facteurs d’irritation sur la vessie

Le type de liquides et d’aliments consommés a son importance. La caféine dérivé, facteur irritant de la vessie est un excitant du système nerveux central qui atteint ses pics de concentration sanguine 30 à 60 minutes après ingestion, La caféine, a un effet excitant sur la vessie conduisant à l’impériosité mictionnelle et à l’augmentation de la fréquence mictionnelle après ingestion. La caféine se trouve à l’état naturel dans les grains de café, les feuilles de thé, les fèves de cacao et se trouve dans les boissons comme les sodas (par ex., Pepsi ou Coca-cola) ainsi que dans les aliments et les confiseries contenant du chocolat au lait. L’alcool a aussi un effet diurétique principalement le vin blanc et le champagne.
La patiente doit être encouragée à consommer des boissons et des aliments sans caféine ou à les éliminer afin de vérifier que l’impériosité ou la fréquence mictionnelle diminue (ne pas dépasser les 100 mg par jour).

Amélioration du transit et de la constipation

Étant donné que la constipation chronique et que la poussée peuvent contribuer à l’incontinence urinaire à l’effort et au prolapsus génito-urinaire, une modification du comportement alimentaire devrait aider les personnes souffrant de constipation et devant produire une forte poussée abdominale pour évacuer les selles.
La fonction intestinale peut également être améliorée en instaurant un horaire d’évacuation des selles de sorte que la patiente puisse tirer avantage du besoin pressant d’aller à la selle. Il convient de conseiller au patient de ne jamais ignorer la sensation de besoin d’aller à la selle.

Facteurs d’environnement : activités physiques

L’exercice physique est une autre composante du mode de vie associée au déclenchement de l’incontinence urinaire d'effort chez les femmes jeunes et en bonne santé. L’incontinence urinaire est fréquente chez les athlètes de haut niveau , les femmes militaires ou de nombreuses sportives, et ce principalement à l’entraînement. Les activités physiques à forts impacts augmentent la force appliquée sur les muscles du plancher pelvien et dérèglent un mécanisme de continence par ailleurs sain. Les sports comme la gymnastique et le basket-ball produisent une augmentation brusque de la pression intra-abdominale, à l’origine de l’incontinence urinaire à l'effort.
Les activités les plus susceptibles de provoquer une incontinence sont le saut, la course et les impacts au sol.
Toute activité physique qui entraîne une perte urinaire ou une ptose de la paroi vaginale, doit être prise en considération dans le programme de réentraînement musculaire . Sans un protocole de rééducation mis en œuvre en position debout et qui place la patiente dans les réalités de la vie quotidienne, toute rééducation s’avère inefficace et sans intérêt dans la pathologie évoquée et explique les très mauvais résultats après de nombreuses séries de rééducation…

Qu’est-il important de faire ou de na pas faire pour améliorer mon incontinence ?

Quelle quantité de boisson boire par jour ?

Quelles règles simples appliquer ?

Que faire d’autre ?

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Date de dernière mise à jour : 20/02/2015

Cet article ne remplace pas le diagnostic de votre médecin. Si vous souffrez d'incontinence, consultez votre médecin traitant ou un médecin spécialiste urologue ou gynécologue

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